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CALIFORNIE
Patrick raconte...
Photographe bien connu des VoilaNewYorkers, Patrick Bezzolato nous fait part de ses impressions de voyage en Californie à travers San Francisco, Los Angeles, etc, bien au delà de toute idée reçue. (Septembre 2004)
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En septembre j'ai eu mon deuxième quart d'heure américain. La destination s'appelait San Francisco et j'en ai profité pour louer une voiture et aller jusqu'à Los Angeles par la route N° 1 qui longe la cote en passant par Monterey, Big sur et Santa Barbara.
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San Francisco est si belle qu'elle pourrait être européenne le site y est pour beaucoup. Les quartiers sillonnés par les cable-car sont un peu trop résidentiels mais on trouve l'âme de San Francisco dans les quartiers excentrés comme Mission ou Haigt Ashbury. Sausalito est surfait mais on croise encore des irréductibles du mouvement Hippie à Bolinas.
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Bizarrement j'ai préféré cette mal aimée de Los Angeles. On y est plus dépaysé quedans sa belle voisine. La végétation luxuriante et les maisons en adobe nous évoque le Mexique non loin de là. Comme à New-York les clichés sont tenaces. L.A. = Studios, Disney et Ghettos. C'est vrai mais il y a une vie au delà de ces mondes parfaits, surfaits et défaits. La culture y est omniprésente avec de nombreux musées. Les quartiers sont animés et dans ces foutoirs disposés en damier ou l'on passe sans transition du paradis a l'enfer on y trouve plus d'authenticité qu'a Carmel ou Santa Barbara qui sont vraiment figés dans le formol. La ville est très étendue et a les avantages d'une ville territoire, peu dense et de faible hauteur a part dans le downton qui n'est qu'un centre ville
par défaut. Ceci dit coincé entre Hollywood et le pacifique tout cela est bien difficile a apprivoiser. La nuit c'est une autre histoire, l'Amérique des exclus et des petites frappes ressort de nulle part et un monde plus dramatique se met en branle. De ma chambre j'entendait souvent les sirènes aboyer laissant présager quelques drames humains. Les gens d'ici m'ont dit "il y a une population de jour et une population de nuit" rien n'est plus vrai.
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Le cow boy qui a jeté l'Amérique a la rue dans les années 80 avait déjà réalisé son oeuvre en Californie et c'est encore une réalité aujourd'hui. A San Francisco qui se veut plus riante ce n'est guerre mieux.
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Et Patrick de terminer sa lettre par ces mots :
"Je reste un amoureux de NewYork, tu pourras voir que j'ai actualisé mon "
site
" en y incluant une petite galerie sur notre Bigapple."
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