MARATHON DE NEW YORK

Assister au Marathon de New York, pourquoi pas ? Il a lieu tous les ans le premier dimanche de novembre. Pour encourager les coureurs, les spectateurs jouissent de toute la longueur du trajet (une quarantaine de kilomètres) , et ce dans le quartier de leur choix puisque la course part de Staten Island, puis traverse Manhattan, Brooklyn, Bronx, et Queens. Inutile d'essayer de se poster tout près de l'arrivée : les meilleures places, à Central Park, sont réservées aux officiels et à la presse. L'ambiance est à l'allégresse ce jour là, la ville est calme qui ne compte presque pas de voitures, le spectacle est dans la rue pour de nombreuses heures.
Le Marathon de New York est retransmis en direct à la télé... avant de partir, pensez à brancher votre magnétoscope pour en avoir l'intégralité.
Voir aussi notre page Courir le Marathon

La petite question de Brigitte : le quidam qui met dix heures pour réaliser la performance a-t-il moins de mérite que le professionnel qui en met trois ?

Le commentaire de Brigitte : Dimanche 2 novembre 2003, je suis allée voir le Marathon. J'étais sur Central Park South, entre la 5th et la 6th Avenue. J'avais toute la place que je voulais. Il n'y avait plus grand monde, la plupart des gens étaient repartis. Je suis arrivée vers 16h et suis restée jusque 17h30... C'est mon moment favori ! Je n'y vais jamais plus tôt, au Marathon. Non pas que je n'admire pas les grands vainqueurs, tels Martin Lel et Margaret Okayo, bien sûr que non ! Courir le Marathon en un peu plus de 2h, cela relève du prodige ! Sans parler de Krige Schabort, Cheri Blauwet, et les autres athlètes ayant participé en fauteuil roulant ! Mais j'aime à venir encourager les "derniers", ceux qui n'intéressent plus grand monde, qui sont venus courir, comme ça, pour rien, pour eux-mêmes ou pour quelqu'un, et qui finissent leur course coûte que coûte alors que les spectateurs se dispersent et que le personnel retire les banderoles et remballe les barrières... Ils sont jeunes, ils sont vieux, ils sont harrassés, ça fait des heures qu'ils courent, certains peuvent à peine mettre un pied devant l'autre, d'autres trouvent la force de sourire et de répondre aux encouragements. Et puis... à ces heures-là, l'ambiance se fait intime, on dirait que les liens se resserrent davantage... Ils m'émeuvent un peu, tous ces coureurs anonymes... Du premier jusqu'au dernier, je les admire et je leur tire mon chapeau !


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