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Vivre en dehors de la grosse pomme

Marino raconte...

"Et, oui c'est vrai, pourquoi avoir choisi de vivre en dehors de New York City ?

Quelle drôle d'idée à priori....

Marino Disons qu'au début il y a eu le fameux voyage "en éclaireur" au mois de février. A l'époque, je venais d'apprendre que mon mari était muté aux Etats-Unis, nous vivions heureux au centre de Rome.

C'est donc un peu à reculons que je suis arrivée à New York pour le fameux séjour de reconnaissance, et déjà là, déambulant entre les buldings, je compris que je devais trouver un autre endroit pour faire mon nid.

Puisqu'il fallait quitter Rome, alors quittons aussi la ville, le bruit, le stress, la polution, la foule, les appartements hors de prix, le classique Lycée Français, la classique communauté francophone, bref notre vie d'avant.

Tout d'abord, nous avons pensé au New Jersey (pas très original ) d'autant plus que mon mari travaille à Paramus. Puis après analyse de notre budget, et après avoir calculé qu'à 5km de distance près, nous pouvions nous offrir un jardin deux fois plus grand, et une maison deux fois plus agréable dans l'Etat de New York, nous n'avons plus hésité.

Je ne voudrais pas passer pour une radine mais ce que je voulais avant tout c'est être bien dans ma maison. Mon expérience m'a appris que nous pouvions vivre dans n'importe quel pays à condition de nous sentir bien chez nous en rentrant le soir.

Un choix de vie

Je ne vous l'ai pas encore dit, mais nous sommes quatre : j'ai deux filles de 13 ans et 11 ans.

Elles aussi ont dû faire un choix de vie ; mais elles n'ont pas hésité longtemps entre : "le confort du Lycée Français avec un petit appartement à NYC" et : "le lycée publique américain avec grande maison à la campagne."

Depuis, elles s'émerveillent à chaque fois que les biches débarquent dans notre jardin, que les shipmunks se poursuivent à toute vitesse pour voler des noisettes aux écureuils.

Elles passent leur "after school" dehors avec les copines de la rue, à faire des cabanes au fond du jardin, trainer en patinettes, jouer au basket sur le drive way, bref elles ne pensent pas tout avoir fait un mauvais choix.

Evidemment, le lycée leur donne beaucoup de travail ; mais l'ambiance y est vraiment très sympathique, elles sont les seules européennes avec deux petites albanaises, et leur progrès en anglais sont impressionnants (je suis bientôt larguée).

Moi je me suis fait plaisir en choisissant de vivre en banlieue, j'ai enfin un jardin, un énorme 4x4, je fais de la marche trois fois par semaine au milieu de ces jolies petites et grandes maisons avec leurs jardins toujours impeccablement entretenus.

Et bien entendu, si l'envie me prend, direction NYC, en 45mn on est à Mahattan, on en profite un maximum, et on rentre avec des images plein la tête, pour retrouver les biches qui ont profité de notre absence pour investir le jardin.

HOU HOU y'a quelqu'un ?

Alors évidemment, ou est le hic ?

Et bien c'est le contact.

Nous avons été très gentillement accueillis par les voisins, avec cookies, muffins etc....

J'ai organisé à mon tour une modeste pendaison de crémaillère pour les remercier. Et voilà!

Alors c'est comme ca que je suis retournée sur le site de Voilà New York, qui m'avait tant aidée tout au début, pour toutes les petites choses pratiques. Et je me suis rendue compte que personne ne parlait de mon petit cas à moi !

Donc, je me suis dit : "ma poule, ce n'est pas possible, tu ne peux pas etre la seule andouille à avoir choisi de vivre en dehors de la Grosse Pomme et à te morfondre de ne rencontrer aucun européen, il faut que tu lances un cri " : HOU HOU y'a quelqu'un ?

Et me voilà New-York : écrivez-moi !

Par Marino. {Pour VoilaNewYork). 27 octobre 2004.

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