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LE MARATHON DE NEW YORK : UN MARATHON PAS COMME LES AUTRES

Vincent raconte...

Arrivé à New York en 1999, Vincent Trinquesse travaille actuellement pour Echostar. Bien qu'il n'ait pas fait du sport sa profession, Vincent est un sportif de haut niveau. Il court chaque année depuis 2001 le Marathon de New York. Nous avions déjà recueilli son témoignage lors de l' et le ESB Run-Up 2004 , et nous le retrouvons pour le New York Marathon 2004 quelques semaines avant le coup d'envoi, avec la modestie et la détermination qui le caractérisent.

Portrait d'un Sportif

"Tombé dans la marmite" dès le berceau :

Vincent fait partie de ces personnes pour qui le sport est un élément intégrant à leur vie. ""Je suis tombé dans la marmite du sport dès mon plus jeune âge. J'ai certainement dû savoir pédaler ou chausser des skis avant de savoir marcher !"" , plaisante-t-il, ""et j'ai toujours fait du sport. Je suis entraîneur national de triathlon à la " Fédération Française de Triathlon ", et j'ai pas mal de compétitions diverses à mon actif ; depuis que je vis à New York, je participe à de nombreux évènements sportifs comme le Lincoln Tunnel Challenge, l'ESB Run-Up, le Triathlon, le Semi-Marathon de Staten Island, et le Marathon de New York.""

Spectateur, puis bénévole, et enfin coureur... Lorsque je suis arrivé à New York en 1999, il était trop tard pour les inscriptions. J'ai donc été spectateur. En 2000, pour les résidents, il fallait soit avoir effectué neuf courses avec le club (NYRRC), soit participer à un tirage au sort. La sélection est extrêmement dure, vu que la demande est bien largement supérieure à l'offre ! Comme je n'avais pas le temps de réaliser les neuf courses requises, je me suis porté volontaire et j'ai été l'interprète français/anglais. L'année suivante, en 2001, j'ai pu enfin participer au Marathon , et depuis, j'ai fait toutes les courses. Cela veut dire que j'en suis à ma quatrième cette année. Une certaine hygiène de vie, mais de vie "normale" Certains s'imaginent que l'on doive mener une vie d'ascète quand on court le Marathon, mais pas du tout ! Certes, il faut avoir une certaine hygiène de vie, mais cela s'arrête là : je travaille normalement, je sors normalement, je fais la fête normalement, je mène une vie plus que normale. Je ne fume pas car je déteste cela, mais c'est tout ! Absolument rien de draconien ! Un entraînement de longue haleine Contrairement à ce que l'on pourrait penser, la préparation en elle-même n'est pas si énorme que cela. C'est la régularité et le travail sur l'endurance qui prime plus que tout autre chose. Question de bon sens ! Le marathon, c'est un entraînement régulier et étalé sur toute l'année, avec des pics plus intensifs, bien entendu. Le marathon de New York a lieu en novembre, ce qui veut dire qu'avec l'avènement de l'été commence la préparation spécifique au marathon. Personnellement, je m'entraîne en moyenne 5 fois par semaine. Les 2 ou 3 semaines précédant le marathon, je m'entraîne 2 fois au lieu de 5 pour m'économiser. C'est une erreur de croire que l'on ne doit QUE courir. De plus en plus les gens font un peu de tout. La pratique du vélo ou de la natation par exemple est excellente : cela développe l'endurance et tout ce qui s'ensuit, et il n'y a pas ou peu de risques (d'entorses ou autre), donc pas de bobos. Seuls les professionnels ne font que courir. Ils courent deux -voire trois- fois par jour. Ils s'entraînent et récupèrent (dodo + massages), s'entraînent et récupèrent. Ils sont vraiment impressionnants ! Ils font du 21 kilomètres à l'heure, pendant 2 heures !!! C'est plus qu'à vélo !!! C'est une performance incroyable ! L'ambiance sans élitisme du Marathon Dans ce marathon, l'ambiance est très sympa, très bonne, et absolument pas élitiste. C'est un aspect que j'apprécie par rapport à certains sports d'équipe où l'on ressent un sentiment de rivalité. Là, pas du tout : l'ambiance est toujours excellente entre les participants. Beaucoup de coureurs courent déguisés, ou affublés d'un signe distinctif (un prénom, un pays, un personnage), ce qui redouble souvent les encouragements des spectateurs, et suscite des trucs sympas comme d'échanger quelques mots avec la personne à côté de laquelle on se retrouve par hasard pendant 10 ou 15 mn pendant la course. Encore une fois, on court en harmonie avec les autres sans sentiment de rivalité. Sur la même ligne que les grands pros Les grands pros du marathon sont largement devant tout le monde, cela va de soi. Mais ce qui est fabuleux, quelque part, dans le fait de courir le marathon, c'est que le coureur "lambda" peut se dire "J'ai fait la même !" C'est en ce sens que la course est intéressante. Je m'explique : dans d'autres sports comme par exemple le tennis ou le cyclisme, c'est impossible. Imaginerait-on disputer un tournoi avec Agassi ou Seles, ou pédaler derrière Armstrong ou Virenque ? Non. L'accès à Wimbledon est barré dès le départ, le Tour de France est inaccessible, alors que lorsqu'on court un marathon, on est sur la même ligne que les grands pros. Et ça, c'est un point intéressant ! On en sort liquéfié ! Après un effort tel que celui que tu viens d'accomplir, que tu aies couru en 2h ou en 7h, tu es mort, vidé, déshydraté. Les heures -et surtout les jours- d'après sont terribles. Il faut au minimum 3 semaines de récupération. Là, c'est le bon moment pour d'autres sports comme la natation, le vélo ou autre sport hors course. De toute manière, on en sort comme dégoutté de la course. Il faut compter en moyenne 5 à 6 semaines pour commencer à recourir (pas un nouveau marathon, bien entendu !)

L'Expérience de Différents Marathon

Courir à New York : LA consécration J'ai déjà couru plusieurs marathons : Paris (quand j'étais étudiant en Ecole de Commerce), Londres, Dijon, et enfin New York, dont cela va faire mon quatrième. New York est le plus renommé alors que ce n'est pas le plus grand ni en nombre de participants, ni en performances (comparé à ceux de Boston, Chicago et Londres par exemple). Mais courir le marathon à NY, c'est vraiment LA consécration. Comme Wimbledon l'est pour le tennis. New York, un marathon pas comme les autres New York, c'est vraiment différent de Paris ou Londres : tous les sont traversés (Staten Island, Bronx, Queens, Brooklyn, jusqu'à la ligne d'arrivée à Central Park Manhattan). Le parcours new yorkais est particulièrement difficile, mais les paysages sont superbes et il se passe quelque chose tous les kilomètres ! Les quartiers sont tellement différents ! On traverse dans la foulée les quartiers populaires de Bronx, le quartier polonais de GreenPoint à Brooklyn, le quartier Grec du Queens, East Harlem et ses latinos, Harlem et sa population black, les quartiers huppés de Upper West et Upper East Side. En plus, il y a du monde absolument partout, de l'animation et des orchestres folkloriques tout au long du trajet (j'ai des souvenirs de Brooklyn incroyables !) Et sur les derniers mètres, il y a au bas mot 3 ou 4 rangées de spectateurs qui encouragent !! Ca fait vraiment quelque chose ! C'est cette variété, cette mosaïque ethnique et culturelle qui confère au Marathon de NY sa spécificité si attachante... Peu importe ton temps. Tu finis, t'es vainqueur ! Moi, mon record fut 3h05. Sur 22 000 coureurs, être 700eme ce n'est pas si mal du tout ! On est toujours très à cheval sur les secondes ! Gagner une seconde, c'est peut-être gagner 20 ou 30 places tant la densité des coureurs est forte . C'est la marée pendant 2 et 3 heures. Contrairement aux autres courses, à New York tu as tout le temps quelqu'un près de toi ; tu as moins de 1m50 de libre autour de toi. Cela motive et pousse en avant. C'est vraiment quelque chose à faire, une expérience à réaliser. C'est dur, à New York, car le parcours est difficile. Mais l'important est de finir : tu es vainqueur quand tu finis. Peu importe ton temps. Tu finis, t'es vainqueur ! A New York, les pros démarrent désormais avant le reste du paquet Depuis 2003, à New York les pros démarrent avant le reste du paquet : cela permet de les différencier (images pour la télé, la presse, etc.) ; les élites (les féminines juste après les hommes) partent dès 10h, et la foule à 11h. C'est une différence New Yorkaise avec les autres marathons. Kenya et Ethiopie : les grands vainqueurs Les Africains sont traditionnellement les grands vainqueurs du marathon, particulièrement les ressortissants du Kenya et d'Ethiopie, pour les hommes comme pour les femmes. Les premiers mettent 2h08/2h10 et les femmes, 2h20/2h25. Parmi les Francophones participant au Marathon de New York, le contingent des Français sur les 35 000 coureurs est d'environ 2 300. C'est le groupe le plus important après les Britanniques. 42 km à béquilles... Il existe une association qui s'appelle "Association Achille". C'est une association pour personnes handicapées . Ils sont nombreux à courir le marathon ! Ils sont des dizaines et des dizaines ! Beaucoup de ces participants ont un accompagnateur. Ils démarrent tôt (vers 9h). Certains le font sur leurs béquilles, d'autres en fauteuil roulant, c'est exceptionnel ! C'est vraiment aller jusqu'au bout de soi ! Imagine 42 km à béquilles !!! Ça aussi, ça motive, pour finir ! Les aléas de la météo new yorkaise Que peut-on espérer pour le marathon du 7 novembre prochain ? Que le temps soit beau. Pas trop chaud. Mais à New York, le climat est très changeant, on ne peut jamais prédire le temps qu'il va faire. C'est le grand "?" L'an dernier il faisait presque trop chaud, comme il pouvait pleuvoir des trombes il y a quelques années. Mais ça aussi, c'est New York !

Le Marathon de New York : Une organisation fabuleuse

"Le marathon de New York est excellemment bien organisé. C'est carrément une entreprise qui s'occupe du marathon durant toute l'année. C'est vraiment très pro !"

Service de car et Breakfast géant Déjà, le matin du départ, il y a un service de bus qui amène les participants à Fort Wadsworth à Staten Island, point de départ de la course. A partir de 5h30, on a droit à un breakfast géant. Imagine 35 000 coureurs qui dès 8h attendent ensemble le coup d'envoi de 10h !! 35 000 personnes rassemblées qui attendent pendant 4 heures, et qui vont courir ensuite pendant 4 ou 6 heures ! Office religieux et interprètes Autre chose d'intéressant et spécifique à New York : dans les heures précédant le coup d'envoi, on donne aux participants la possibilité d'aller à la messe, ou de suivre un office religieux en accord avec leur croyance (rabbin, curé). C'est assez extraordinaire pour ne pas le mentionner ! Tout est prévu, et pour tout le monde. Pour les étrangers, par exemple, venus uniquement pour courir :il est prévu des interprètes pour les guider, ainsi qu'un service pour faire suivre leurs affaires, et ainsi de suite. A l'arrivée, il y a tout ce qui va bien : masseur, équipe médicale, etc. Family Reunion A l'arrivée, à Central Park, il y a une aire appelée "family reunion". C'est un espace d'accueil des coureurs après la course ; il est découpé par ordre alphabétique, ce qui permet aux coureurs de retrouver leur famille ou leurs supporters sans problème après la course. Ce qui est une prouesse si l'on considère le nombre impressionnant de personnes sur la ligne d'arrivée ! Pasta Party La veille du marathon, il y a la traditionnelle "Pasta Party" au Tavern on the Green (eh oui, ce n'est pas qu'un mythe, les glucides -ou sucres lents- sont très bons la veille d'une course). Une gigantesque tente est dressée pour accueillir les 35 000 coureurs invités à manger des pâtes ! Encore une fois, tout est super bien organisé : au moment de son inscription, chaque participant s'est vu remettre un ticket d'accès qu'il peut utiliser entre 16h à 20h. L'ambiance est vraiment super, c'est convivial à souhait, et il y a tout ce qui va bien (musique et tout). Post-Race Celebration Party Et le soir du Marathon, il y a une fête appelée "Post-Race Celebration Party" organisée au Copacabana qui réunit tous les participants ! Certains trouvent l'inscription au marathon chère, mais pour $70, tout est compris. Si on considère tous les services inclus (le bus, la pasta party, le breakfast party, la soirée finale, etc.), personnellement, je trouve cela très raisonnable au contraire. "Follow the blue line!" Cette bande bleue peinte au sol dans les rues de New York, qu'est-ce que cela peut bien être ? Eh bien, la "blue line", c'est la ligne "idéale" tracée sur le bitume afin que le parcours du marathon fasse pile les 26 miles -autrement dit 42 km et 195 mètres- règlementaires (c'est surtout important dans les virages, vu que la mesure d'une courbe est plus longue que celle d'une ligne droite). Cette ligne est peinte une semaine avant le Marathon. Volontariat : une véritable entreprise Le marathon de New York réunit quelque 35 000 coureurs... Le chiffre des volontaires atteint les 12 000. 12 000 volontaires, c'est un chiffre énorme ! Il faut dire qu'il en faut partout : bus, montage et démontage de stands, pose de barrières, bouffe, chrono, remise des médailles à l'arrivée, orientation, interprétariat, etc. La veille aussi, pour la Pasta Party, on en a besoin. Et le soir aussi, une fois que tout semble fini, on en a encore besoin ! Et même le lundi d'avant la course, au Jacob Javits Center (d'ailleurs transformé en Village Expo avec les stands des sponsors, etc.), là où les aux coureurs récupèrent leur dossards, on en a besoin ! On n'y pense pas, mais le marathon, c'est une semaine d'animation, avec un pic les 3 jours précédant la course. Et maintenant, je vais commencer l'entraînement spécifique des dernières semaines avant la course... en espérant que le temps sera de la partie ! Les propos de Vincent Trinquesse ont été recueillis par Brigitte, pour VoilaNewYork. New York, octobre 2004. En savoir plus : :


- Site officiel du New York Marathon
- Le Marathon de New York a lieu chaque année le 1er dimanche de novembre. En 2004, il tombe le 7 novembre. En 2005, le 6 novembre.
- 2 500 000 spectateurs sont venus voir le marathon de 2003. Les meilleurs endroits pour voir la course.
- Parmi les Francophones participant au marathon de New York, le contingent des Français est le plus important (2 300 coureurs en 2003).
- New York Road Runners Club
- Résultats
- Fédération Française de Triathlon
- Jacob Javits Center , 655 W 34th St (11th Avenue, de 34th et 39th St)
- Copacabana , 560 W 34th Street(11th Ave)
- Tavern on the Green , Central Park W (niveau 67th St) (212) 873-3200
- Prêts pour les inscriptions au New York Marathon de 2005 ?

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